Soir de demi-lune, à Londres

Alcools recueil, Apollinaire a mit 15 ans à l’élaborer. Il annonce sa quête de modernité ; un mélange de traditions, de renouveau.

Alcools est un recueil pluriel, polyphonique. Il explore de nombreux aspects de la poésie, allant de l’élégie au vers libre ;
mélangeant le quotidien aux paysages rhénans ;
c’est une poésie qui se veut expérimentale, alliant une presque perfection formelle et une grande beauté à un hermétisme, un art du choc, de l’électrochoc.
Il valut à Apollinaire d’être qualifié de mystificateur.

Alcools montre le poète déchiré par ses ruptures amoureuses (avec Annie Playden, avec Marie Laurencin), ruptures qui résonnent au travers de poèmes tels que Mai, Les Colchiques et, surtout, La Chanson du mal-aimé.

C’est un long poème lyrique de Guillaume Apollinaire, inspiré par l’échec de sa relation amoureuse avec Annie Playden ; elle a quitté son amant alcoolique qui la battait.

Apollinaire joue avec les sons ; avec les mots il distord l’espace et le temps. Il évoque différentes figures historiques « exotiques » comme le Pharaon, la femme de Mausole, les Quarante de Sébaste, les Cosaques Zaporogues mais aussi le roi « fou », Louis II de Bavière.

C’est une complainte ; le poète vogue entre regrets, rêveries consolatrices et la dure acceptation d’un présent douloureux. Avec « Aubade chantée à Laetere un an passé », la « réponse des Cosaques Zaporogues au Sultan de Constantinople », les « Sept Épées » : autant de poèmes dans le poème. La juxtaposition des tons, des sentiments, des points de vue rapproche ce poème de l’esthétique cubiste.

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